balade aux Figuieres de GRAVESON le samedi 7 octobre 2017

Voilà ! Avec l'automne, c'est la reprise de nos balades découvertes du patrimoine après la pause de l'été (celle de septembre n'a pas eu lieu).

 

Rendez-vous 10h à la maison des associations de Châteaurenard ( prévoir pique-nique) retour au point de départ vers 16h.

 

Nos roues vont nous emmener, cette fois, à la rencontre de Jacqueline et Francis Honoré des arboriculteurs passionnés qui ont  laissé tomber , voici 40 ans de cela , pêches , poires , abricots et autres fruits  pour se consacrer à ce qui est leur  passion : la figue . Ils ont réussi à réunir plus de 150 variétés sur les 600 qui sont recensées dans le monde !

Et, Il y en a pour tous les goûts et de quoi régaler, aussi, les "mirettes" (les yeux) car il en existe de toutes les couleurs ou presque !

 

Ci- aprés un article trouvé dans le journal l'Humanité :

La figuière de Graveson

Vendredi, 3 Mai, 1996

L'Humanité

FRANCIS en a encore les papilles tremblantes: «Avec ces gésiers de canards confits, la confiture de figues aux noix, et les deux feuilles de menthe s'alliaient à merveille, et le beaumes-de-venise ne gâtait rien.» Fin gourmet, cet arboriculteur établi depuis trente-quatre ans au pays de Mistral et des cigales craque pour l'un des mythiques symboles du pourtour méditerranéen. Une passion. Au mas de Luquet, entre Rhône et Durance, dans le petit village de Graveson, Francis Honoré a peu à peu abandonné pommes, poires, pêches ou abricots pour se consacrer exclusivement au fruit dont les Egyptiens gavaient déjà les oies. «J'ai plus de cent cinquante variétés de figues sur les six cents répertoriées dans le monde, précise-t-il; chacune est différente, il y en a de toutes les couleurs, seul le bleu n'existe pas.»

Dans sa «collection», il avoue une préférence pour la petite grisette de Provence, «si fine et goûteuse». A la différence de la noire de Caromb se plaisant tant à l'abri du Ventoux, de la dauphine, «miss aux couleurs et aux parfums exceptionnels», on l'appelle aussi la blanche d'Argenteuil, ou encore de la ferme et grosse bourjasotte, celle-là «se cueille et se croque sur place». Présent au Salon des vins et de la gastronomie de la Foire de Paris (1), Francis va dévoiler quelques-unes de ses merveilles. «Ce fruit un peu marginal, fortement touché par la concurrence étrangère, se déguste de toutes les façons.» Fraîche, bien sûr, de la fin juin à novembre, avec «un petit creux en août, quand les figuiers font la sieste», mais aussi séchée, en confiture, et mariée à toutes sortes de mets, du porc au foie gras, en passant par le faisan ou la caille.

J. T.

 

 

 

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