➤ L’alternative au tout voiture !

Et si Châteaurenard devenait une ville plus tranquille et plus apaisée ?

Une ville où les gens se parlent d'avantage ?

Une ville encore plus conviviale ?

Le développement des déplacements alternatifs restent un excellent moyen d'arriver aux buts recherchés .

Le retour de la bicyclette en ville et dans les environs comme la marche est un des moyens alternatifs.

Cependant , les gens ne prendrons – ou reprendrons- leur vélo que s'ils sentent qu'ils pourront circuler avec leurs enfants en sécurité.

Au Pays -Bas, un déplacement sur trois se fait en vélo! Mais dans ce pays les vélos ont plus qu'un droit de citée puisque ils sont prioritaires sur les voitures. Ils possèdent en outre, leur propre réseau de circulation.

La question est posée: Ne pourrions nous pas nous réorganiser tout doucement pour être beaucoup plus indépendant de la voiture ?

D'autres villes en France (1) s'y sont mises. Pourquoi pas nous ?

Les véhicules thermiques (voitures , camions etc..) monopolisent , aujourd'hui, l'espace routier. Un code de la route fut instauré au début de la voiture pour ordonner une circulation qui devenait trop chaotique. Aujourd'hui avec le retour des déplacements alternatifs, le code de la route n'est plus adapté. Certaines villes ont donc adopté « un code de la rue »(2) qui prend en compte tous les usagers, quelque soit leur mode déplacement. Cette arrivée (retour?) de nouveaux modes de circulation correspond à une nouvelle façon de voir les choses, une nouvelle façon d'appréhender la vie. Elle est, vraisemblablement , lié aux difficultés rencontrées. Tout nous indique dans une société bien cabossée (2) que nous devons ralentir. Notre monde a été entraîné dans une spirale de vitesse folle. Comme le dit le penseur Ivan Illich, la vitesse – pourtant trés séduisante- est un facteur d'inégalité. Au plus nous allons vite, au plus les inégalités se creusent.
Mais la vitesse en même temps n'est pas, forcément, un gage de temps. Pour les véhicules qui circulent en ville, leur vitesse moyenne est en vérité inférieure à 20 km/h. En outre, les déplacements, jusqu'à une distance de 7 km à 10 km , sont parfaitement réalisables en vélo. Ce qui est donc, en jeu, aujourd'hui c'est la reconnaissance du vélo comme étant un moyen de déplacement à part entière (3). Il faut que les décideurs et les aménageurs sécurisent les déplacements en procédant à des aménagements divers et en prenant les bonnes décisions . Les solutions sont nombreuses. En dehors de la piste ou de la bande cyclable, une des première mesure est la limitation (effective) de la vitesse. Contrairement à une idée encore trop répandue, la diminution de la vitesse améliore la fluidité du trafic et permet de circuler plus vite. A Althen- les- Paluds, un des villages du Vaucluse qui nous est proche , le maire et son conseil municipal viennent de prendre un arrêté limitant la vitesse à 30 km maximum en centre ville. Certaines zones baptisées « zone de rencontre » (article R 411-3-1 du code de la route) peuvent être aménagées au cas par cas et la vitesse est alors abaissée à 20 km/h. ( dans ces zones tous les véhicules peuvent circuler mais les piétons sont prioritaires).

En dehors de l'amélioration de la sociabilité et du côté « cool » des villes faisant une vraie place au vélos, les autres avantages sont aussi très conséquents.

Une amélioration nette de la santé ( les statistiques témoignent qu'un personne pratiquant quotidiennement 30 minutes de vélo par jour fait faire 1000 euros d'économie par an à notre sécurité sociale)


Le développement des modes dit actifs de déplacements (ceux qui utilisent la force musculaire ) sont une nécessité vis à vis des économies d'énergie et de la réduction des gaz à effet de serre ( co2 notamment).

Les millions d'usagers qui empruntent quotidiennement leur vélo en lieu et place de leur voiture, ce sont autant de million de tonnes de pétrole qui sont économisés et autant de tonnes de gaz qui ne sont pas relâchés dans l’atmosphère. Sur le plan du « porte- monnaie » c'est autant d'argent qui est économisé (4).


Les modes alternatifs de déplacement qui se mettent en place correspondent à la nécessité de la transition (énergétique, économique, sociale…).

Celle- ci devrait se traduire par une organisation de la société qui ai le moins d'impact possible sur une nature, un environnement dégradé (5). La réorganisation est commandée par la raréfaction réelle des ressources énergétiques. En 2010, le premier ministre de l'époque (6) a décalré devant l'assemblée nationale que la production de ressources pétrolières venaient de passer un cap ( le pic de Hubert) et que désormais la production allait décroître.

D’après ne nombreux observateurs scientifiques (7) nous sommes désormais dans un temps où l'activité humaine a des conséquences sur le parcours géologique de la terre. Olivier Razemon en sous titre de son livre parle de « société cabossée ». D'autres parlent de « fractures » . Ces termes sont ils à la hauteur des dégâts que chacun peut constater ici ou là ? Nul ne le sait. Ce qui est sûr , c'est que le mal être et la pauvreté , gagnent nos sociétés dont certain disent qu'elles auraient mangé leur pain blanc. Qu'elle que soit la gravité de la situation nous n'avons pas le choix . Il nous faut revoir notre copie. Nos savons, avec le retour d’expérience,que les villes qui ont adopté des politiques de transition en favorisant les déplacements doux comme le vélo (8) ont amélioré grandement la situation de bien être immédiat des populations . Nous restons optimistes en souhaitant qu'elles améliorent le reste sur le long terme.

Alors le Vélo, allons- y, n'hésitons plus !

Liotard Georges

(1) parmi les villes pionnières on peut citer en premier Strasbourg.
(2) L a Belgique adopté un code de la rue par ordonnance Royale en 2003.
(3) voir le livre d'Olivier Razemond, « Le pouvoir de la pédale . Comment le vélo transforme nos sociétés cabossées ». Edition Rue de l'échiquier
(4) Chaque foyer dépense annuellement , en moyenne plus  de 5000 euros .(réf insee 2004)
(5) Depuis 2008 , fondé en Angleterre existe un mouvement qui s'appelle « villes en transition ». Ils adoptent des politiques visant à faire face à la rareté en développant principalement l'autonomie énergétique et l'autonomie alimentaire avec le développement des circuits courts.
(6) François Fillon en avril 2010 à l'assemblée Nationale.
(7) La vénérable société savante des Géologues Britanniques a proclamé dans l’indifférence générale la fin du monde tel que nous l’avons connu. L’époque de l’Holocène, débutée voici plus de 10 000 ans, s’est selon eux achevée pour laisser place à l’Anthropocène, nouvelle période ou l’empreinte humaine surdétermine l’ensemble des mécanismes naturels.

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